6 juin 2015 Par Alexandra 420

Je reviens de loin-Dépendance Prontalgine

Bonjour à tous. J’espère que ce début de week-end se passe bien pour vous.

Aujourd’hui, j’ai voulu me dévoiler encore un peu plus et vous révéler mes failles qui, j’espère, pourront vous éviter les problèmes que j’ai vécu.

Addiction Prontalgine

Un jour, une migraine, douloureuse, vraiment très douloureuse, un médicament en libre service, Prontalgine.

Puis un soulagement, non une délivrance et ma descente aux enfers.

C’est assez dur pour moi de revenir sur cette période de ma vie qui a duré 4 ans.

4 ans où à cause de Prontalgine, je suis tombée en dépression, développé un comportement hyperactif et j’ai aussi failli finir bien plus mal.

Mais pourquoi ?

 

addiction prontalgine

Tout d’abord Prontalgine est composé de Paracétamol, codéine et caféine, un parfait mélange décoiffant qui était le seul à vraiment me soulager mes douleurs de migraine.

Un, puis deux, puis trois je suis très rapidement arrivée à 18 par jour.

18 et oui 18, non seulement cela nous crée un gros boost mais en plus vous voyez la vie en rose. Sauf que, quand le médicamenent ne fait plus effet, ça redescend aussi sec et on en reprend un puis deux puis trois et on est, sans s’en rendre compte, embarquée dans un atroce cercle vicieux.

J’ai réussi à le cacher à ma famille un temps, je me voyais courir dépenser mes 5 euros journalier à la pharmacie et pleurer une pharmacie de garde si cela tombait un dimanche.

J’ai développé une hyperactivité et un stress que je n’avais pas avant cette addiction prontalgine.

Dépendance Prontalgine

A l’annonce de ma grossesse, l’hopital m’a fait un electro choc en me disant que si j’en prenais pendant ma grossesse, ma fille devrait, elle aussi, dès sa naissance, faire une cure de désintox pour éliminer le produit et ce n’était même pas envisageable.

J’ai souffert, beaucoup souffert, mais j’ai réussi, j’ai diminué 1 puis 2 puis 3 jusqu’à un arret complet.

Les migraines se sont arrêtées petit à petit puis à l’accouchement toutes les vieilles douleurs sont revenues.

De ce fait, le médecin à monté d’un cran et m’a prescrit du Tradamol, dérivé morphinique.

Une merde qui remplace une autre merde. Car oui c’est le mot, tous ces médicaments créent de réelles dépendance !

J’ai réussi aujourd’hui, après 7 ans de fidélité aux laboratoires pharmaceutiques à me délivrer quasiment de tous ces médicaments.

Je dis quasiment car je prends encore 2 Tradamol par jour.

Je vous fais part de tout cela car cette dépendance a gâché 4 ans de ma vie où j’avais peur des gens, peur de sortir, peur de l’avenir, peur de mon ombre.

Alors le résumé de tout cela c’est faites attention à tout ce que vous avalez.

Manger bio c’est bien, contrôler toutes les saloperies des plats préparés c’est bien aussi mais ne pas avaler n’importe quoi des rayons de la pharmacie c’est vital.

Je ne souhaite à personne de vivre ce que j’ai vécu et ne dites jamais cela ne m’arrivera pas car on ne s’en rend pas compte, on tombe et une fois relevé on regarde le désastre de la chute.

Attention donc à Prontalgine, médicament souvent soldé en boite de deux, sans ordonnance, c’est une drogue !

Et vous, avez-vous déjà eu des soucis avec des médicaments ?

Je vous invite à découvrir les autres articles de mon blog maman par ici.